Friday, December 18, 2020

Retour et fin du voyage - De la plage à la neige

 Jeudi 10 décembre

Pour la journée de notre départ de South Padre Island il est annoncé un peu de vent du sud.
Yay! Je vais pouvoir me faire plaisir au windsurf enfin!


Rien d’exceptionnel mais j'ai eu la chance de trouver ce vieux monsieur, Jibber, qui loue de l'équipement et on décide d'aller sur la plage pour voir ce que le vent donne.


Il fait chaud et beau. Muriel est même en maillot de bain, elle bronze, entre deux prises de photos!


Petit à petit le spot se rempli de voitures. Mais la plupart utilisent des kitesurfs !
C'est un paradis pour les sports de vent ici: on a pied dans l'eau de la baie sur des kilomètres !
Après cette dernière journée à la plage, nous reprenons la route vers Houston qui est à 500km quand même...


Et croisons un véritable amoureux de drapeaux !! Ca agrémente la platitude monotone du Texas.
Nous nous posons pour la nuit dans le cocon du Jeep sur une aire de repos de l'autoroute, quelques deux heures de conduite avant Houston. 


Et le lendemain, nous visitons la NASA de Houston. Ci-dessus c'est la gigantesque fusée Saturn V qui a emmené des astronautes sur la lune.



Bien sûr on y passe des heures. En plus il n'y a vraiment pas grand monde, du coup on est bien, on ne voit pas le temps passer. 


On apprend que l'idée de transporter la navette sur le dos du Jumbo-jet (pour les transfers d'une base NASA à l'autre à travers les US) est venue d'un ingénieur amateur de modèles réduits. Il a testé le concept avec ses avions modèles réduits! Jusqu'au premier vol d'essai piloté où la navette s'est détachée de son porteur et a plané jusqu'à son premier atterrissage. Il n'y avait pas de deuxième chance; il fallait que ca marche!


La chance nous sourit aussi: alors que l'heure de fermeture habituelle est 17h, ce soir il y a une ouverture nocturne exceptionnelle avec un show spécial de lumières de Noël !



Nous restons une journée de plus à Houston. C'est la 4ième ville des USA. 
On y a trouvé une agréable chambre d'hotel avec cuisine. On s'arrange pour souvent cuisiner, évitant les restaurants et les risques Covid associés. Et puis, on n'est pas des fans de la "Comfort Food¨  américaine. Les hamburgers et pizzas, c'est pas pour nous...


Toute en contrastes Houston! Un bayou traverse la ville qui offre de multiples parcs et jardins botaniques. Mais jamais loin des tentaculaires échangeurs d'autoroutes ni des immenses grattes-ciels. Un mélange fascinant...


On y admire même un opossum flegmatique.


Le ciel est gris mais il fait doux. 



Il y a même encore des papillons dans les parcs. 
Un Monarch dont les populations ont chuté de 75% en quelques années, mais toujours pas classé en danger de disparition!


Mais ça sent la fin du voyage.


Nous sommes maintenant à 3000 km de chez Joey au Connecticut.
Il fait encore chaud ici à Houston, nous sommes en tee-shirts en ce dimanche 13 décembre. Mais il y a une grosse tempête de neige prévue pour le Nord-Est dans quelques jours avec des températures chutant jusqu'à négatif 15 degrés Celsius. 
On se motive et on reprend la route, avalant les kilomètres vers le nord, avec l'objectif d'arriver avant la tempête! 
Comme un avertissement de fin des beaux jours, nous quittons le Texas et entrons en Louisiane sous des pluies torrentielles. 


Le pont au-dessus du bassin de l'Atchafalaya River au sud de la Louisiane (29km de long !)


10h de conduite et une autre nuit dans le confort du Jeep dans une aire de repos au sud de Montgomery Alabama. Le froid arrive pendant la nuit. Nous nous couchons en tee-shirt mais nous réveillons sous un vent glacial.
C'est reparti pour une journée à traverser les états les uns après les autres. Alabama, Georgie, Caroline du Sud...


Un supermarché très spécial à Atlanta, en Georgie, qui nous immerge en Amérique du Sud; nous sommes les seuls "gringos".
Nous arrivons le lundi soir chez nos amis Ken et Jen à Greenville South Carolina et passons encore une très chouette soirée. Presque 6 semaines se sont écoulées depuis notre visite de début de notre périple. Les décorations de Noël donnent l'ambiance.


Le lendemain, mardi 15 décembre, nous finissons par une très longue journée de conduite (13h hors pauses!!) avant de nous endormir dans une météo bien plus froide (-2°C). Il est 23h quand nous dénichons enfin un parking salvateur le long d'une autoroute du New Jersey, état hyper urbain et industriel autour de New York qui n'offre aucune zone de repos et encore moins de parcs accessibles aux globe-trotteurs dans notre style. 
Il ne nous reste plus que 3h de conduite pour arriver chez Joey au Connecticut le mercredi 16 décembre juste avant la tempête de neige qui s'annonce extrême! Ça fait 6 semaines que nous sommes partis !


Réfugiés à l'intérieur du mobile-home de Joey, nous nous réveillons le lendemain sous une épaisse couche de neige, température de moins 10C et vent. Et la neige continue de tomber jusqu'en milieu d'après-midi. Sur tout le North-East. Il est tombé par endroits plus de neige pendant cette tempête que la totalités des deux hivers précédents. Lorsqu'un peu de soleil se montre enfin, malgré la température glaciale, nous sortons faire un petit tour. Sublime!



Bataille de Sarah et Joey dans la neige. Ah! la jeunesse!


 Pendant la tempête, j'ai eu tout le temps pour écrire, même une petite conclusion. Sous le regards des adorables minettes de Joey et Sarah.


Quel contraste entre le papillon de Houston et la neige du Connecticut ! 3000 km.
C'est plus que Lisbonne - Berlin, et pourtant c'est le même "pays".
Imaginez le continent Européen et ses 27 pays sous un même drapeau et avec une frontière longue de 3100 km avec l'Afrique ! Ça met les choses en perspective !


Oui je vais conclure avec cette affiche. Garth Brooks est un chanteur "country" très connu ici et j'ai vu cette affiche au bord d'une autoroute au retour. Tout est dit!
Maintenant je vais laisser une petite liste de livres qui m'ont vraiment marqués au long de ce voyage:
"Just Mercy" de Bryan Stevenson (le film vient de sortir en France, "La Voie de la Justice") et
"Caste" de Isabel Wilkerson.
Et surtout, surtout, n'allez pas vous imaginer que le "White Supremacy / Suprématisme Blanc¨ c'est juste un problème "américain", je ne suis pas près d'oublier ce moment en Louisiane où, assis à une table d'un café, un gars "black" engage la conversation. Il ne loupe pas mon accent franco-portugais et commence à faire plein d'éloges sur la France. C'était le lendemain du tabassage de Michel Zecler par 4 "policiers" à Paris. Je le lui ai donc raconté l'histoire. Un gros silence s'est installé; puis des larmes ont coulé le long de ses joues.
Combien de blacks, beurs, incarcérés en France qui eux n'ont pas eu la "chance" d'être filmés ??!!

Les meilleurs voyages sont ceux qui vous ouvrent les yeux...celui-ci nous les a écarquillés...

Wednesday, December 9, 2020

Lafayette (Louisiane) - South Padre Island (Texas)

 On quitte la Nouvelle Orleans et on continue notre progression vers l'Ouest en conduisant à travers les "bayous" (rivière/marécage/mare) en évitant de reprendre la grosse autoroute I10. 

Nous arrivons au milieu des plantations de canes à sucre le long du Mississippi. On visite d'abord une plantation unique en son genre, Whitney Plantation (https://www.whitneyplantation.org/); celle-ci est entièrement centrée sur l'esclavage. Enfin !


Les anciennes cuves pour cristalliser le sucre avec une des cabanes ou s'entassaient les esclaves en arrière plan. C'est un grand pas en avant cette plantation: on ne visite pas la maison du propriétaire ;-) mais on visite quand même le parc superbe. 


Beaucoup d'informations aussi: les origines de l'esclavage, avec copie des "Bulles" Papales du XVI siècle qui déclarent l'esclavage parfaitement conforme à la religion chrétienne (!!!!) et l'autorisent ouvertement...les textes officiels traitant du commerce triangulaire, etc. 


Representation d'esclaves décapités et dont les têtes avaient été mises au bout d'un piquet lors d'une révolte en 1811 pas loin de cette plantation; 200 esclaves tués au total, pour 2 blancs seulement. La suprématie des armes à feu est sans appel!


Mais globalement la plantation reste très sobre, pas d'images chocantes, on n'insiste pas trop sur les différentes tortures infligées, les conditions de vie, etc. A tel point qu'avant de partir j'engage la conversation avec le jeune homme qui est à l'entrée. En résumé, il m'explique qu'il faut y aller doucement, qu'il ne faut pas brutaliser les "white folks" auxquels cette partie de leur histoire n'a jamais été enseignée à l'école, il faut y aller à la petite cuillère... Oui, on en est encore lá: les victimes doivent surtout faire très attention pour ne pas déranger leurs bourreaux !!! 
On y apprend aussi que, après leur émancipation, les noirs sont pour la plupart restés travailler dans les mêmes plantations, leur condition de servilité était entretenue par leur dépendance aux propriétaires pour tous leurs besoins: santé, nourriture, logement... Tout leur petit salaire et plus y passait. Endettement institutionnalisé pour continuer à les exploiter sans recours. Et puis se sont vite rajoutées les lois de segregation, dont on a déjà longuement parlé...


L'allée de chênes majestueuse d'une autre plantation du bord du Mississippi...

...et les champs de canes à sucre.


Bon, revenons à la nature! Les nuits sont fraîches mais les State Parks sont ouverts toute l'année ici et ils nous permettent de faire de longues balades dans les forêts marécageuses. Nous voilà au Fausse Pointe State Park (et oui un nom français!), au cœur des marécages de Louisiane.
On ne se lasse pas de s'enfoncer dans les forêts de cyprès aquatiques. Leurs racines qui emergent de l'eau stagnante leur donnent un petit air de Jurassic Park.


On est seuls sur les sentiers aussi. Même les rangers ne savent pas trop dans quel état ils sont... ben ceux qui nous connaissent un peu se doutent bien qu'on a pas hésité à aller les voir par nous-mêmes ces sentiers!


Et ça en valait la peine ! Nous sommes dans le bassin du fleuve Atchafalaya (non c'est pas une insulte du capitaine Haddock ;-). C'est un fleuve clé dans la gestion du Mississippi. Voir plus bas.


Par contre qu'est ce qu'on aurait aimé voir un cyprès comme celui-là !!! De nos jours un specimen de cette taille suffirait à ouvrir un parc national !!!!

Le lendemain nous continuons vers la ville de Lafayette, dans le sud de la Louisiane, chef-lieu du fief francophone surnommé Acadiana ou pays Cajun, où nous passons la journée dans un village reconstitué des XVIII et XIXs. 



Non mais lisez le tableau sous le drapeau! Interdit de parler français ! Bon, je vous rassure c'était en...1916 mais ca a duré jusqu'en 1968 !! La langue française est maintenant réintroduite dans les écoles et d'ailleurs nos guides, en costumes d'époque, la parlent très bien, mais avec l'accent de France, le Cajun de leurs grand-parents s'est hélas beaucoup perdu.

Maison créole, mais comme vous pouvez le voir on a froid; les doudounes sont de sortie!

Il y a aussi une expo très interessante sur le fleuve Mississippi où on beneficie d'un guide privé ! Il est très renseigné ce jeune, il résume bien la situation: des digues ont été construites partout pour éviter les inondations mais c'est aussi elles qui provoquent les pertes énormes de terres du delta car le Mississippi ne déverse plus sa boue pour justement renouveler les terres ! Vient se rajouter ce bon réchauffement climatique et vous avez un beau merdier !! Le détournement du Mississippi sur l'Atchafalaya se fait de plus en plus souvent. Et les autorités doivent alors prendre des décisions difficiles quant aux choix des terres sacrifiées (type choix entre peste ou cholera).


Nous décidons de passer une paire de jours à Lafayette et prenons une chambre avec kitchenette dans un hotel local; car la pluie est annoncée en plus du froid, mais en fait il ne va quasiment pas pleuvoir et Lafayette se révèle être une ville sans grands charmes. Bon, on regarde des films et on lit! Et Joao déploie ses talents de cuisinier dans la kitchenette microscopique de la chambre, avec un minimum d'ustensiles. Nous évitons les restaurants au maximum cause Covid et aussi parce-que la bouffe américaine n'a jamais été notre fort. Même ce coin de Louisiane, très réputé pour sa gastronomie avec ses gumbos et jambalaya créoles, on en a vite fait le tour!


Nous sommes aussi à notre point stratégique de décision: Arizona ou pas Arizona. Notre locataire de Tempe, AZ, a été jugée et nous avons gagné l'expulsion pour non paiement de loyer. Mais avec le moratoire fédéral sur les expulsions du au Covid, rien ne se fera avant début Janvier. En plus personne ne sait si ce moratoire ne sera pas prolongé. Du coup aller en Arizona pour les travaux de notre maison n'a plus de sens. On n'a pas le droit d’accéder à notre maison tant qu'elle n'en est pas partie. Et elle profitera du moratoire pour rester sans payer le plus longtemps possible on le sait.
Après beaucoup de palabres conjugales, on décide donc de ne pas poursuivre sur l'Arizona, et de rentrer passer les fêtes avec Joey et Lola au Connecticut avant de revenir en France. Mais nous décidons aussi, tant qu'à faire, d'aller toucher la pointe la plus au sud des USA, notre objectif final sera donc South Padre Island au Texas. La pointe sud à la frontière avec le Mexique sur le golfe du même nom. Avant de rebrousser chemin.


Nous reprenons donc la route, celle qui longe au plus près la cote du golfe du Mexique (voir la carte à la fin de ce blog). 
Ici c'est pas les biches ou sangliers qui sont percutés par les voitures mais les alligators !! On vous rassure celui-ci c'est pas nous !


Nous essayons de passer par les petites routes au plus près du Golfe du Mexique et découvrons les effets dévastateurs des ouragans récents. 


En moins de 6 semaines cette année (août et octobre) 2 ouragans de forces 4 et 5 ont dévasté la zone autour des petites agglomérations de Cameron et Créole. C'est impressionnant de destruction.


Les maisons sont quasiment toutes perchées sur des pilotis à au moins 5 mètres au dessus du sol. Mais les raz de marées amenés par les ouragans, plus les vents atteignant 200km/h, n'épargnent rien!


Seul un bunker en béton pourrait résister mais il faudrait aussi le mettre sur pilotis. Nous conduisons pendant toute une matinée au milieu de bâtiments déchiquetés et débris de toute sortes. Sur la route beaucoup de camions ramassent les débris entassés sur les cotés pour des déchetteries improvisées en plein air. Et de nombreux personnel de travaux sont déployés tout du long.
Arrivés à Cameron nous découvrons sans surprise que le ferry est aussi détruit. Ça va faire un grand détour...


Nous entrons dans le Texas au niveau de Port Arthur. C'est un gigantesque complexe pétrolier. Il y a des canaux partout, et des successions de raffineries gigantesques, quel changement de décors, pas de doutes nous sommes bien au Texas !


Nous conduisons à travers ces raffineries en nous dirigeant vers le Sea Rim State Park pour retrouver un peu de nature en bord de mer où passer la nuit. À notre surprise le parc est bien isolé des gigalo-raffineries mais... dès que nous sortons de notre véhicule: Aaaaaaarrrggghhhh !!!! Nous sommes engloutis par des nuages de MOUSTIQUES !!! Des dizaines et des dizaines se posent sur nous !! Et ils piquent à travers nos couches d'habits!!!!! Il y a un marécage juste à coté (qui pue!). Bon, nous marchons quand même avec nos doudounes (oui, il fait 8° / 9° !)  jusqu'à la plage admirer un peu le beau coucher de soleil. Mais rapidement, nous décidons de repartir loin de cet enfer, sans même prendre une photo! 
Rien qu'en ouvrant les portes quelques minutes, le jeep se remplie de dizaines de vampires !!! Nous en écrasons autant que nous pouvons et nous reprenons la route en ouvrant toutes les vitres dès que nous sommes à bonne allure pour évacuer le reste de ces suceurs de sangs !
Leçon: bien lire les commentaires sur Google Maps !!! Et pas que le nombre d'étoiles accordées!!
Car les moustiques étaient bel et bien signalés, voraces et en quantités astronomiques.
Bon , c'était décidément pas la journée des merveilles!


On a passé une bonne nuit finalement. On a rebroussé chemin vers Houston et passé la nuit dans notre cocon Jeep sur une aire de repos d'autoroute. Ça marche bien finalement ces aires de repos: toilettes impeccables, chauffées; avec les bouchons d'oreilles et le masque on dort d'une traite jusqu'au matin !


Le lendemain, on reprend la route. C'est très moche le Texas. Plat à l'infini. Terre noire sans arbres. Exploitations pétrolières en tous genres.
La misère des bicoques des journaliers agricoles côtoie les ranchs de luxe sans transition.

Et puis, pendant que la planète entière suit les frasques du bouffon-en-chef-mauvais-perdant-aspirant-dictateur...vous avez deviné de qui on parle c'est sûr...ici voici ce qu'on voit fréquemment sur le bord des routes, dans le sud en tout cas:


Oui, oui, on en a vu des comme ça, et puis des comme ça:


Et même une comme ça:


Le drapeau des nazis américains (confederacy flag) avec un texte vraiment édifiant. Aller, on traduit: "si j'avais su, j'aurais ramassé mon propre coton" i.e. ce sont les blacks (ceux qui, esclaves, ramassaient le coton) qui ont élu Biden au grand dam des suprématistes blancs!
Ben oui, la secte Trump s'accroche. C'est lamentable et pour tout dire, effrayant.


On passe par Galveston puis le long de plages où les voitures ont accès. 


Les maisons sur pilotis sont impressionantes:


Le temps est plutôt gris aujourd'hui mais en été voilà à quoi il faut s'attendre à Galveston, c'est la plage de Houston !


Puis, après deux jours de conduite intense on arrive enfin à South Padre Island et on se pose pour quelques jours. 


On a loué un loft de luxe, le Covid a ça de bon qu'on trouve sans problème à se loger partout. Piscine chauffée, jacuzzi, court de tennis, plage. On profite! On se mêle même aux retraités locaux pour de bonnes parties de "Pickle ball", un jeux de raquettes à la mode ici. En plus le temps est au beau, et chaud. Quelle veine!


South Padre Island est une très longue île qui s´étire en fait sur des centaines de km le long de la cote, avec au Sud une véritable ville sur la plage, regorgeant de méga hotels, appartements, maisons plus anciennes, etc. 


Et au Nord aucun développement. 


C'est notre point de demi tour.
Dommage.


On est tout prés du Mexique, puis la cote jusqu'au Yucatan... je me verrais bien continuer en fait. Guatemala... jusqu'en Patagonie ! Mais bon. Faut rentrer. Notre Jeremy continue d'assurer son CAP cuisine en France, ses patrons, Florence et Jean-Baptiste, sont remarquables de soutien, mais le pilotage à cette distance a ses limites.
Jeremy, on revient bientôt !



La surprise finale du chef: notre dernier jour, nous assistons au décollage de la fusée test SN8 de SPACE X.


La base de lancement est juste au sud, 10 km plus loin. Nous voyons l´énorme fusée et l'entendons rugir pour s'élever devant nos yeux, puis redescendre après une montée jusqu’à 15km et...s'écraser dans un gros nuage de poussière. Nous apprenons que c'était de toutes façons un essai sacrificiel avec peu de chances que la fusée survive l'atterrissage. Mais quel spectacle d'être ainsi spectateurs proches d'un tel événement!


Le match en cours s'est vite arrêté et tout le monde s'est mis à regarder la fusée.
Dans un silence très solennel. 
Comme si on regardait notre futur décoller!